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La Parisien - 7 novembre 2017

 

Saint-Denis : la banlieue se fait une place sur grand écran

Le Parisien : le 7 novembre 2017

 

 Le 12e festival Cinébanlieue qui s’ouvre ce mercredi fait une fois de plus la part belle aux acteurs et réalisateurs du 93.

Sa vocation depuis plus de dix ans : faire émerger de nouveaux talents venus de la « périphérie ».


La banlieue a d’incroyables talents. Des talents méconnus qu’il suffit parfois de bien vouloir mettre en lumière. Depuis plus dix ans, Aurélie Cardin s’accroche à ce credo. Elle a conçu le festival Cinébanlieue comme un tremplin. La 12e édition qui s’ouvre ce mercredi à Saint-Denis devrait permettre une fois encore de vérifier la vitalité de la création culturelle de ce qu’elle appelle « la marge, la périphérie ».

Le thème retenu cette année, « Lumières noires », fait écho au potentiel de cette « France plurielle » issue des quartiers qu’Aurélie Cardin cherche à faire émerger. « Il y a toute une partie des réalisateurs, acteurs et artistes qui ne sont pas encore assez encouragés. Pourtant ces talents existent bel et bien, et il y a aussi un public. Il faut juste les reconnaître et que cela devienne une évidence », souligne cette habitante d’Aubervilliers.

La voie a été ouverte par les Jamel Debbouze, les Omar Sy, ou plus récemment par la réalisatrice d’Aulnay Alice Diop, César du court-métrage 2017. Des « modèles » qui permettent, selon la directrice de Cinébanlieue, d’inspirer les nouvelles générations. « Mais ces modèles ne doivent pas rester des exceptions. Il faut au contraire que cela se normalise, que la France que l’on voit dans la rue, on la retrouve sur nos écrans », estime Aurélie Cardin.

A voir ou à revoir pendant le festival, sept longs-métrages, comme le film à succès « L’Ascension », avec l’humoriste Ahmed Sylla et inspiré de l’histoire vraie de l’aventurier de l’Ile-Saint-Denis Nadir Dendoune. Laurence Lascary est à la tête de la société De l’autre côté du périph, basée à Saint-Denis, qui l’a produit. Elle présidera le jury invité à départager, les 16 et 17 novembre, neuf courts-métrages made in banlieue. Une bourse de 20 000 € est promise au vainqueur. De quoi, pour l’heureux élu, continuer à tracer son chemin dans le monde du cinéma.

« Peu importent les barrières et d’où l’on vient, il faut se dire que c’est possible. Personne ne peut dire qui réussira, mais il faut essayer, c’est un devoir », encourage Laurence Lascary. Elle-même femme noire, originaire de Bobigny, partie de rien, sans réseau, elle voit peu à peu les choses changer, des carrières devenir envisageables pour des aspirants cinéastes longtemps ignorés.

« Ce n’est pas encore gagné, mais les rêves sont à portée », remarque-t-elle. Elle a dû se battre pour faire de « L’Ascension » une réalité. La comédie a finalement dépassé le million d’entrées. « Il faut de l’audace, la confiance de l’industrie du cinéma et aussi des festivals comme Cinébanlieue qui accompagnent les talents et leur permettent de faire des films », estime Laurence Lascary.

Dix jours de cinéma entre Saint-Denis et Paris

En choisissant pour thème « Lumières noires », la directrice de Cinébanlieue a voulu « mettre en lumière ceux qu’on évite trop souvent » et « donner la parole à tous les artistes qui pensent et interrogent les identités noires en France ».

Le festival s’ouvre avec l’avant-première d’Une saison en France, premier long-métrage du Tchadien Mahamat-Saleh Haroun, ce mercredi à 20 heures à l’Ecran en présence de l’équipe du film.

Vendredi à 20 heures, une rareté à découvrir avec la version restaurée du réquisitoire contre le colonialisme français Soleil Ô, de Med Hondo, pionnier du cinéma franco-africain qui vit à Montreuil. Samedi 11 novembre, quelques courts et le documentaire Les Mariannes noires, à 16 heures, galerie de portraits de femmes françaises noires, et aussi La Vie de château du Stanois Cédric Ido, à 18 heures, avant L’Ascension à 20 heures.

Neuf courts-métrages seront présentés le 16 novembre à l’UGC Paris 19 (gratuite sur inscription). Le vainqueur sera désigné lors de la soirée de clôture le 17, avant l’avant-première du film La Deuxième étoile, de Lucien Jean-Baptiste.

Tarifs : à l’Ecran de Saint-Denis, 4,50 €. UGC Paris 19,6 €. Réservations à Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser..

http://www.leparisien.fr/saint-denis-93200/saint-denis-la-banlieue-se-fait-une-place-sur-grand-ecran-07-11-2017-7379262.php

Qui sommes-nous ?

Créé en 2006, un an après les révoltes sociales qui ont embrasé les périphéries des grandes villes, le festival Cinébanlieue est né du constat qu’il n’existait pas de grandes manifestations consacrées à la banlieue vue sous l’angle de sa richesse sociale, culturelle et économique. Celui-ci entend prouver que la représentation de la banlieue et de ses habitants ne se résume pas à ce que les médias veulent bien montrer.

Ce festival offre une toute autre vision de ce qu’est la banlieue. Il s’agit principalement de montrer cet espace comme étant un lieu d’inspiration et d’épanouissement artistiques, et non plus comme source de tensions et de destruction. Aux côtés d’une sélection de films en compétition, il propose un panorama de films sur un thème d’actualité ; chaque année un cinéaste français ou étranger est choisi pour être l’invité d’honneur.

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