Programme de l'édition 2020

Clip 2020

 Clip CINEBANLIEUE 


 

 

 

 

Le programme
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14 nov.2012

 

 

Interview de Reda Kateb, comédien et parrain du Festival Cinébanlieue

« Une image plus juste de la banlieue »

 

 

Parrain de l'édition 2012 du festival, du 14 au 17 novembre, le comédien Reda Kateb se confie sur une banlieue qu’il connaît sur le bout des doigts.

Remarqué dans la série Engrenages, et, au cinéma, dans Un prophète, film dont la Région avait soutenu la production, l’acteur Reda Kateb est le parrain du festival Cinébanlieue, qui se tient à Saint-Denis (93) du 14 au 17 novembre. L’occasion pour lui de nous livrer ses sentiments sur la banlieue, qu’il connaît parfaitement.  


Pourquoi avez-vous accepté de parrainer Cinébanlieue ?

Reda Kateb : J’ai découvert le festival il y a quatre ans, un peu par hasard, à vrai dire. À l’époque, les organisateurs m’avaient invité à débattre des films Un prophète et Qu’un seul tienne et les autres suivront dans lesquels je figurais. J’ai beaucoup aimé l’ambiance, la qualité des débats, le choix de films percutants, de ceux qui ne peuvent vous laisser indifférent. Alors, lorsqu’on m’a proposé d’être le parrain de cette édition 2012, j’ai accepté avec plaisir. Je tiens d’ailleurs à saluer l’investissement total des organisateurs. Je partage leur volonté de rassembler le public et les professionnels autour de thématiques fortes, comme celui de la figure de l’enfant au cinéma, thème de cette année. L’autre point fort du festival est le souci constant de donner la parole à des talents émergents ou méconnus, parfois un peu en marge.


Le festival Cinébanlieue explore, à l'occasion de sa 7e édition, du 14 au 17 novembre, la figure de l’enfant au cinéma. Une trentaine de longs métrages feront partager leurs préoccupations quotidiennes (Ma langue au chat de Carine May, Rue bleue de Chad Chenouga), la richesse de leur imaginaire (Chronique d’une cour de récré de Brahim Fritah, C’est dimanche de Samir Guesmi, Petite lumière d’Alain Gomis), ou encore leur confrontation parfois violente avec une société injuste et répressive (Sur la route du paradis d'Uda Benyamina). Le tout à 4,50 euros la séance !

En prime, une nouveauté à signaler cette année : le lancement de la compétition Cinébanlieue-Talents en court, compétition qui rassemble 200 courts métrages. Les deux réalisateurs lauréats pourront bénéficier d’un tutorat technique et artistique.


Vous qui êtes né et avez grandi à Ivry-sur-Seine (94), quel est votre regard sur la manière dont est traitée la banlieue au cinéma ?

R K : La banlieue séduit de plus en plus de cinéastes. C’est relativement récent, j’en suis surpris et satisfait à la fois car il n’en a pas toujours été ainsi. Le cinéma est, depuis ses origines, un art bourgeois, tant sur le plan de sa fabrication que des idées qu’il véhicule. Je force volontairement le trait mais pendant longtemps, le monde du cinéma parisien n’a pas daigné s’intéresser véritablement à la banlieue, à ses problématiques, à sa culture. Ou alors en reproduisant les clichés habituels : violence, drogue, etc. Grâce aux nouvelles technologies, il n’y a plus forcément besoin de beaucoup de moyens pour réaliser un film. Ce qui permet aujourd’hui à la nouvelle génération de réalisateurs de se réapproprier son territoire. Et de montrer une richesse culturelle jusque-là ignorée, ou peu explorée. Bref, une image plus juste, que l’on retrouve à travers une plus grande complexité des personnages et des histoires. Je pense par exemple au film Chronique d’une cour de récré de mon ami Brahim Fritah, dans lequel je fais une brève apparition. Ce qui m’a plu, c’est cette façon singulière de montrer que la banlieue n’est qu’un contexte, presque un prétexte, pour nous emmener vers davantage de poésie, d’humanité. C’est ce qui importe le plus ! 

À quoi ressemble la carrière d’un acteur originaire de la banlieue ?

R K : Après mes rôles de rappeur psychopathe dans la série Engrenages et de dealer dans Un prophète, le danger était de se cantonner à ce type de personnage. Pourtant, la tentation est grande, car on m’a proposé pas mal de rôles de ce genre. Je et nous, acteurs de cités, pouvons jouer autre chose que des bandits ! Aujourd’hui, je suis considéré comme un acteur à part entière, et de manière générale, je me félicite que le public ne fasse plus le distinguo entre les « acteurs de banlieue » et les autres.

 

http://www.iledefrance.fr/fil-actus-region/image-plus-juste-banlieue

 

 

Qui sommes-nous ?

Créé en 2006, un an après les révoltes sociales qui ont embrasé les périphéries des grandes villes, le festival Cinébanlieue est né du constat qu’il n’existait pas de grandes manifestations consacrées à la banlieue vue sous l’angle de sa richesse sociale, culturelle et économique. Celui-ci entend prouver que la représentation de la banlieue et de ses habitants ne se résume pas à ce que les médias veulent bien montrer.

Ce festival offre une toute autre vision de ce qu’est la banlieue. Il s’agit principalement de montrer cet espace comme étant un lieu d’inspiration et d’épanouissement artistiques, et non plus comme source de tensions et de destruction. Aux côtés d’une sélection de films en compétition, il propose un panorama de films sur un thème d’actualité ; chaque année un cinéaste français ou étranger est choisi pour être l’invité d’honneur.

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