Programme de l'édition 2020

Clip 2020

 Clip CINEBANLIEUE 


 

 

 

 

Le programme
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Lettre d'information de la DRJSCS n°12

 

 

 

 

 

 

 

Interview avec Aurélie Cardin :

Directrice du festival Cinébanlieue, soutenu par la DRJSCS île-de-france

 

Direction de la jeunesse, des sports et de la cohésion sociale d'île de France

 

Lettre d'information de la DRJSCS n°12

 

 


Bonjour Aurélie Cardin, le festival débute dans quelques jours, le 12 novembre, pouvez-vous le présenter à nos lecteurs en quelques mots ?

Cette année est une année spéciale puisque nous fêtons les 10 ans du festival. Il se déroulera sur quatre lieux : le cinéma L’Ecran à Saint-Denis, le cinéma le Studio à Aubervilliers, l’UGC Ciné Cité (Paris 19) et le Comedy Club à Paris. Nous aurons sept longs-métrages dont quatre avant-premières, seize courts et moyens-métrages dont onze films en compétition. Il n’y aura pas de thématique particulière mais notre fil rouge depuis 10 ans reste le même : faire découvrir de jeunes auteurs autodidactes, de jeunes talents principalement issus des quartiers, les accompagner et leur faire rencontrer les professionnels du milieu du cinéma. Parrainé par Reda Kateb, le festival est une vitrine pour les films tournés dans les périphéries françaises. L’idée est de faire sortir le cinéma français de son entre-soi.

Qu’entendez-vous par « films tournés dans les périphéries françaises » ?

Ce festival n’est pas un festival de films tournés exclusivement en banlieue. Certains films le sont bien sûr, mais quand je parle de « périphéries françaises », il s’agit surtout de films en périphérie du circuit du cinéma traditionnel, d’auteurs en marge qui n’ont pas un carnet d’adresses suffisamment étoffé pour promouvoir leur projet. Le festival a été créé en 2006, un an après les révoltes sociales qui ont démarré en Seine-Saint-Denis, département dans lequel Extra-Muros est implantée (qui porte le projet du festival Cinébanlieue). La volonté était de donner une voix mais aussi des moyens à de jeunes créateurs, à des artistes issus des cités qui n’avaient pas les réseaux nécessaires pour faire aboutir des projets cinématographiques. Et même si les techniques ont évolué et qu’il est plus facile aujourd’hui de faire des films qu’il y a 20 ans, il n’en reste pas moins que si vous n’avez pas de connaissances dans le milieu, votre film aussi talentueux qu’il soit, restera mort-né.

Parlez-nous de vos actions au sein de ce réseau... 

Tout au long de l’année, l’association Extra-Muros accompagne les projets artistiquement et techniquement pour les demandes d’aides institutionnelles. Depuis dix ans, nous avons tissé des liens de plus en plus étroits avec les institutions (comme la DRJSCS ou le Conseil régional d’IDF), mais aussi avec France Télévisions, le Centre national du cinéma ou la SACD (Société des auteurs et compositeurs dramatiques). Par exemple, certains documentaires et courts-métrages primés sont diffusés sur les chaines nationales. Certains grands réalisateurs ou producteurs comme Tony Gadlif, Djamel Bensalah (qui est notre président de jury cette année) nous suivent et nous aident, le comédien Reda Kateb est notre parrain. Nous proposons, cette année, une rencontre professionnelle entre producteurs et jeunes auteurs : la JJPI URBAN TOUR proposée par la Fédération des jeunes producteurs indépendants (FJPI). Nous sommes en réseau avec d’autres associations comme 1 000 Visages, le collectif Tribudom et Talents en court, et ensemble, nous avons travaillé à la détection des étudiants pour "La résidence" de neuf mois à la Femis. Ou encore, nous accompagnons des classes de lycées de Saint-Denis accueillant des réalisateurs, des ateliers à l’Université Paris 13 sont organisés pour apprendre à interviewer des réalisateurs. Voilà des exemples de mise en réseau que notre festival concrétise au mieux pour faciliter l’accès à la réalisation d’un cinéma de qualité.

On peut dire que vous êtes, avec l’association Extra-Muros, des découvreurs de talents ?

Oui, c’est réellement la vocation de notre association tout au long de l’année et pendant le temps du festival. Cela fait dix ans que nous faisons découvrir l’énergie créative des nouveaux talents du cinéma français et que nous mettons en lumière ceux qui contribuent à faire bouger les lignes. Des cinéastes qui donnent à voir les beaux visages de la France métissée d’aujourd'hui.

Qui sommes-nous ?

Créé en 2006, un an après les révoltes sociales qui ont embrasé les périphéries des grandes villes, le festival Cinébanlieue est né du constat qu’il n’existait pas de grandes manifestations consacrées à la banlieue vue sous l’angle de sa richesse sociale, culturelle et économique. Celui-ci entend prouver que la représentation de la banlieue et de ses habitants ne se résume pas à ce que les médias veulent bien montrer.

Ce festival offre une toute autre vision de ce qu’est la banlieue. Il s’agit principalement de montrer cet espace comme étant un lieu d’inspiration et d’épanouissement artistiques, et non plus comme source de tensions et de destruction. Aux côtés d’une sélection de films en compétition, il propose un panorama de films sur un thème d’actualité ; chaque année un cinéaste français ou étranger est choisi pour être l’invité d’honneur.

Calendrier des évènements

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